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Toi que nous plaçons loin dans le ciel
mais que nos mains cherchent à tâtons, Toi que nous disons très haut, très saint, très grand, mais que pressentent nos désirs obscurs, Toi le Vivant, la source de la vie, dont brûlent de soif nos morts quotidiennes. Comment es-tu le pain sur la table de nos repas ? Pourquoi es-tu le vin de nos fêtes humaines ? Comment es-tu le fruit de nos coteaux et de nos plaines, la sueur de nos fronts, le prix de nos échanges, la part que j'ai donnée, celle que je reçois, ce qui est partagé et ce qui réunit ? Pain de larmes et pain de fête, coupe d'amertume et de bénédiction, cri du condamné, hymne des sauvés, angoisse du vide, ivresse de plénitude... Toi, l'inaccessible, Mais un jour, tu as dit, au Jourdain, Et la vie venue de Toi a fait naître
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